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Au Château d’Angers, le Festival de l’Apocalypse a transformé la Tapisserie en scène nocturne gratuite

Le samedi 23 mai 2026, le Festival de l’Apocalypse a proposé une soirée gratuite jusqu’à minuit au Château d’Angers. Dessin en direct devant la Tapisserie, dégustation, déambulation, DJ set et restauration ont fait dialoguer création contemporaine et imaginaire médiéval.
Une nocturne pensée autour de l’Apocalypse
Le Festival de l’Apocalypse s’est tenu samedi 23 mai 2026, dans le cadre de la Nuit européenne des musées. De 19 heures à minuit, avec une dernière entrée à 23 h 30, cette nocturne gratuite a invité le public à explorer le thème de l’Apocalypse dans une ambiance festive, au sein du Château d’Angers.
Le rendez-vous était porté par un collectif d’artistes et de passionnés, installé au pied de la plus grande tapisserie du monde. Son point de départ était clair : faire dialoguer autrement la Tapisserie de l’Apocalypse, en prenant appui sur ses images de cuve de vin débordante, de météorites ou de pluies de grenouilles, entre fascination et inquiétude.
Le château, cadre d’une soirée entre patrimoine et création
Au-delà de cette soirée, le Château d’Angers se présente comme une forteresse et comme le lieu de conservation d’un chef-d’œuvre médiéval unique au monde. La programmation du festival a choisi d’investir cette dimension patrimoniale sans la figer, en plaçant artistes, visiteurs, musique et dégustations au contact direct de la galerie de l’Apocalypse.
L’accès était annoncé comme libre, sans réservation, et la soirée était accessible aux personnes à mobilité réduite ainsi qu’aux poussettes. Les visiteurs devaient toutefois prendre en compte la réglementation d’accès au monument concernant Vigipirate, les animaux et les bagages avant leur arrivée.
Quatre artistes face aux scènes disparues
De 19 heures à 22 heures, la performance dessinée « La Part Manquante » a animé le cœur de la galerie de l’Apocalypse. Juliette Barbanègre, Guillaume Carreau, Frédéric Coché et Quentin Masse y imaginaient et dessinaient sous les yeux du public des détails et des scènes disparues de la Tapisserie.
Cette intervention ne se limitait pas à une démonstration graphique. Les quatre artistes investissaient les vides de l’œuvre monumentale et proposaient une lecture à la fois contemporaine et personnelle de la Tapisserie, transformant l’observation en expérience de création partagée.
Une cuvée et quatre cavaliers dans la promenade
Le domaine Mosse a présenté « La Cuvée de l’Apocalypse » entre 19 heures et 22 heures. Cette cuvée en édition limitée était proposée à la dégustation. L’acquisition d’une bouteille permettait aussi de participer à un atelier de personnalisation, avec six étiquettes créées pour l’occasion à partir d’éléments de la Tapisserie.
Les participants pouvaient choisir une étiquette, cirer leur bouteille puis y apposer le sceau de l’Apocalypse. Dans le même créneau, la performance de Louis Jarry faisait surgir les quatre cavaliers de l’Apocalypse au fil de la promenade, dans une déambulation annoncée entre danse macabre et carnaval médiéval.

Un DJ set pour prolonger la nuit dans la cour
À partir de 22 heures et jusqu’à minuit, DJ Aimé a pris le relais dans la cour du château. Explorateur des musiques françaises depuis une dizaine d’années, il mixe des disques vinyles et ouvre son répertoire aux sonorités traditionnelles comme aux rythmes électroniques.
Ce final musical devait entraîner le public dans une transe collective et joyeuse. Le choix d’un DJ set en plein cœur de la cour prolongeait ainsi le principe du festival : faire cohabiter les motifs de l’Apocalypse, les performances artistiques et une soirée ouverte à tous les publics.
Cuisine médiévale, boissons et cocktail avant la fin du monde
La restauration était proposée de 19 heures à minuit. Chef Rémi, du restaurant « Chez Rémi », déplaçait sa cuisine dans la cour seigneuriale du château pour une sélection de mets en hommage à la cuisine médiévale. Cette offre était payante et ne nécessitait pas de réservation.
Le bar à vins Le Cercle Rouge complétait la soirée avec une sélection de vins, de bières et de boissons sans alcool. Le mixologue Bel’s signait également un cocktail présenté comme une boisson à siroter avant la fin du monde, dans le prolongement ludique du thème choisi par le festival.
Un « off » dès la veille entre librairie et cinéma
Le festival se prolongeait dès le vendredi 22 mai avec un « prequel » organisé hors les murs. À 19 heures, la librairie Myriagone accueillait Frédéric Coché pour le vernissage d’une exposition de gravures tirées de son ouvrage « ∞ », paru aux éditions du Frémok, suivi d’une rencontre animée par Andreas Lemaire.
À 21 h 30, le cinéma Les 400 coups projetait « La nuit a dévoré le monde » de Dominique Rocher, en présence du réalisateur et de Hervé Yannou, administrateur des monuments nationaux. La séance était proposée à 5,70 euros et déconseillée aux moins de 12 ans, ajoutant une escale cinématographique au parcours imaginé autour des récits de fin du monde.
Sources : chateau-angers.fr · chateau-angers.fr